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« Non à l’interdiction de la burqa ! | Accueil | L'aide à mourir doit rester une exception »

19 novembre 2009

Commentaires

Unpatientimpatient

A mon avis,la loi devrait être basée sur quelques axes fondementaux:
*l'enregistrement des Directives Anticipées dans la Carte Vitale
*le choix pour chaque citoyen en fin de vie entre la mort palliative et la mort par injection létale
*l'aide au suicide assisté pour les personnes adultes ayant une incapacité physique d'au moins 80% et qui en font la demande réitérée avec raisons valables et justifiées

Unpatientimpatient

Bonjour,pourriez-vous accélérer le processus de la nouvelle loi qui devrait voir le jour à propos de l'euthanasie,de la mort dans la dignité,et du suicide assisté?Je découvre vos écrits sur ces sujets seulement maintenant.Bien à vous.

Eric Folot

OUI à l'aide au suicide, mais NON à l'euthanasie !

Au sujet de la différence entre l'euthanasie et l'aide au suicide, il faut distinguer entre les arguments juridiques, éthiques et religieux. On ne peut pas simplement affirmer sans nuance qu'il n'existe pas de différence entre les deux : dans un cas c'est le patient lui-même qui s'enlève la vie (aide au suicide) alors que dans l'autre c'est le médecin qui la retire. Il faut d'abord préciser sur quel terrain (juridique, éthique ou religieux) on tire notre argumentation. Si l'on se situe sur le terrain de l'éthique, on peut raisonnablement soutenir qu'il n'existe pas de différence. Cependant, si l'on se situe sur le terrain juridique, il existe toute une différence entre l'euthanasie (qualifié de meurtre au premier degré dont la peine minimale est l'emprisonnement à perpétuité) et l'aide au suicide (qui ne constitue pas un meurtre, ni un homicide et dont la peine maximale est, au Canada, de 14 ans d'emprisonnement). Dans le cas de l'aide au suicide, la cause de la mort est le suicide du patient et l'aide au suicide constitue d'une certaine manière une forme de complicité. Mais comme la tentative de suicide a été décriminalisée au Canada en 1972 (et en 1810 en France), cette complicité ne fait aucun sens, car il ne peut exister qu'une complicité que s'il existe une infraction principale. Or le suicide (ou tentative de suicide) n'est plus une infraction depuis 1972. Donc il ne peut logiquement y avoir de complicité au suicide. Cette infraction de l'aide au suicide est donc un non-sens. Les juges L'Heureux-Dubé et McLachlin (dissidentes dans l'arrêt Rodriguez), de la Cour suprême du Canada, affirment dans l'arrêt Rodriguez (1993) :

« En résumé, la loi établit une distinction entre le suicide et le suicide assisté. Le second est criminel, le premier ne l'est pas. Cette distinction a pour effet d'empêcher des gens comme Sue Rodriguez d'exercer sur leur personne l'autonomie dont jouissent les autres. «[S]ur le seul plan de la logique», pour reprendre les commentaires de la Commission de réforme du droit du Canada, la distinction "est extrêmement difficile [à justifier]»: Document de travail 28, Euthanasie, aide au suicide et interruption de traitement (1982), à la p. 60. Bref, elle est arbitraire ».

En revanche, l'euthanasie volontaire est présentement considérée comme un meurtre au premier degré. Le médecin tue son patient (à sa demande) par compassion afin de soulager ses douleurs et souffrances. Il y a ici une transgression à l'un des principes éthiques et juridiques des plus fondamentaux à savoir l'interdiction de tuer ou de porter atteinte à la vie d'autrui. Nos sociétés démocratiques reposent sur le principe que nul ne peut retirer la vie à autrui. Le contrat social « a pour fin la conservation des contractants » et la protection de la vie a toujours fondé le tissu social. On a d'ailleurs aboli la peine de mort en 1976 (et en 1981 en France) ! Si l'euthanasie volontaire (à la demande du patient souffrant) peut, dans certaines circonstances, se justifier éthiquement, on ne peut, par raccourcit de l'esprit, conclure que l'euthanasie doit être légalisée ou décriminalisée. La légalisation ou la décriminalisation d'un acte exige la prise en compte des conséquences sociales que cette légalisation ou cette décriminalisation peut engendrer. Les indéniables risques d'abus (surtout pour les personnes faibles et vulnérables qui ne sont pas en mesure d'exprimer leur volonté) et les risques d'érosion de l'ethos social par la reconnaissance de cette pratique sont des facteurs qui doivent être pris en compte. Les risques de pente glissante de l'euthanasie volontaire (à la demande du patient apte) à l'euthanasie non volontaire (sans le consentement du patient inapte) ou involontaire (sans égard ou à l'encontre du consentement du patient apte) sont bien réels comme le confirme la Commission de réforme du droit au Canada qui affirme :

« Il existe, tout d'abord, un danger réel que la procédure mise au point pour permettre de tuer ceux qui se sentent un fardeau pour eux-mêmes, ne soit détournée progressivement de son but premier, et ne serve aussi éventuellement à éliminer ceux qui sont un fardeau pour les autres ou pour la société. C'est là l'argument dit du doigt dans l'engrenage qui, pour être connu, n'en est pas moins réel. Il existe aussi le danger que, dans bien des cas, le consentement à l'euthanasie ne soit pas vraiment un acte parfaitement libre et volontaire »

Eric Folot

chatel

"Notre seul objectif doit demeurer me semble-t-il de rechercher les solutions, toutes les solutions, permettant d'apaiser le malade dans les conditions que lui-même et seulement lui-même jugera dignes..."
Deux remarques sur ce point.
1) L'euthanasie ne saurait être un moyen d'apaiser les souffrances d'un malade. On ne supprime pas en effet les souffrances d'une personne en supprimant la personne elle-même, ou en l'aidant à se supprimer, pas plus, par exemple, qu'on ne supprime une tâche sur un vêtement en détruisant celui-ci. Il s'agit là d'une impossibilité non pas morale mais purement logique.
2) Dans la mesure où le malade demande l'aide d'un médecin, et donc de la société puisque l'activité de soins est une activité socialement organisée et encadrée, il ne peut plus lui appartenir de déterminer seul à quelles conditions sa dignité est ou non préservée. De la même façon, dès lors qu'ils font appel à l'institution scolaire pour instruire leurs enfants, les parents ne peuvent pas décider seuls de ce que ceux-ci étudieront à l'école.

passer le message à Ségolène


Le calendrier du PS n'est pas bon, si j'ai bien compris il y aura les primaires et le congré en 2011, c'est absurde, ça fera deux campagnes la même année, avec les déchirements qu'on connait, le plus simple les primaires serviront de congré c'est à dire les candidats présentent leurs projets(motions) celui ou celle qui arrive en tête, scrutin à la majorité relative, remporte la majorité au conseil nationaal, 2 ème tour, celui qui l'emporte devient le candidat et le 1 er secrétaire.

Il faut que tous les candidats s'engagent à signer une charte qui fait en sorte qu'un candidat ne s'attaque pas à la personne d'une autre mais critique seulement son projet, celui qui ne respecte ces règle est éliminé

source DA

girard

C EST UN DISCOURS MODESTE ET TRES HUMAIN JE PENSE QU IL EST BON D EN PARLER DE LA SORTE D AVANCER PAS A PAS HUMBLEMENT

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